Léon GARD (1901-1979)

Portrait de jeune fille au bandeau

Portrait de jeune fille, Tableau de Léon GARD (1901-1979), peinture 20è

Portrait de jeune fille, Tableau de Léon GARD (1901-1979), peinture 20è

Léon GARD (1901-1979)

Portrait de jeune fille au bandeau, circa 1940

Huile sur toile

Signé « Léon Gard » en bas à droite

A vendre / For sale

 

L’artiste

Léon Gard naît à Tulle. La famille Gard s’installe à Morigny, puis dans le 13è arrondissement de Paris.

Le jeune Léon ne tarde guère à manifester ses dons artistiques. En 1913, âgé de douze ans, il exécute son propre portrait au fusain. À quatorze ans, il adresse une lettre au conservateur du musée des Arts décoratifs, Louis Metman, qui le prend sous sa protection et l’inscrit à l’Académie Ranson. Il est placé en même temps comme clerc dans une étude de notaire. À seize ans, il copie des tableaux anciens pour une pièce de théâtre, Petite reine (histoire d’un antiquaire et d’un faussaire), interprétée par Gabriel Signoret, dont il fera le portrait.

Il a dix-sept ans quand il se présente pour la première fois au salon d’automne avec son Portrait de Louis Metman. Il reçoit à cette occasion un encouragement spécial de l’État et est proposé comme sociétaire du salon.

Vers 1922, il entre à l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris (atelier d’Ernest Laurent), mais il supporte mal les théories de ses professeurs et l’ambiance qui règne dans cette école. En fait de maîtres, il ne veut reconnaître que les grands peintres du passé et, surtout, celle que Léonard de Vinci appelait « la maîtresse des maîtres » : la nature. Il est remarqué par Albert Besnard. Il reçoit le prix Chenavard.

À sa sortie de l’école de la rue Bonaparte, il signe un contrat avec le marchand de tableaux Georges Chéron qui a parmi ses « poulains » :Soutine, FOujita et Van Dongen. Louis Metman lui alloue une petite pension qui lui permet d’aller peindre à  Toulon d’où il expédie ses toiles à Chéron.

La crise économique de 1931 interrompt ces séjours et l’oblige à prendre un emploi dans un atelier de restauration de tableaux dont il deviendra le patron quelques années plus tard. Il continue d’envoyer au salon de la Nationale et d’exposer (galeries Bernheim, Charpentier).

C’est par son travail de restaurateur de tableaux qu’il rencontre Sacha Guitry. Ils deviennent amis. Léon Gard fait le portrait de l’actrice Jeanne Fusier-Gir, celui de Sacha Guitry et celui de la dernière femme de Sacha, l’actrice Lana Marconi.

En 1946, Léon Gard fonde la revue d’art Apollo, dont il rédige, au début, l’essentiel des articles sous son nom ou sous des pseudonymes. Il entreprend alors une véritable croisade contre la peinture non figurative et explique sa propre conception de l’art, dont le seul critère intelligible lui semble être l’imitation de la nature.

Ce labeur d’écrivain joint à celui de restaurateur ralentissent sa production picturale sans l’interrompre, non plus que ses expositions personnelles qu’il donne à la galerie Jeanne Castel.

En 1957, avec la mort de Sacha Guitry, il perd à la fois un ami, un admirateur et un soutien de poids.

En 1960, l’État lui achète une toile (Les Roses rouges). Désormais, dès qu’il peut s’évader de son atelier de restauration, il court se réfugier dans le parc des Bonshommes en forêt de l’Isle-Adam, où il peint des toiles sur des thèmes de toujours, aussi simples à concevoir qu’ardus à réaliser : la vie des étangs, les caprices de la lumière et du vent sur les feuillages et sur les ciels, l’évolution des saisons, etc.

Trois ans avant sa mort, il remet son fonds d’atelier à son fils. Il ne peint plus que deux toiles, la dernière (Le Géranium rouge) un mois avant sa mort. Dans son atelier de la rue des Bourdonnais, où les clients se font de plus en plus rares, il continue d’écrire tout ce qu’il a encore à dire sur l’art et sur la vie.

Les années 40, avec la rencontre de Sacha Guitry, sont marquées par plusieurs portraits « mondains » : Sacha Guitry, Lucien Daudet, le Comte Doria, la Baronne Hottinguer, Georges Renand, etc.

Il s’éteint le 12 novembre 1979, seul dans son studio du quai des Grands-Augustins où le dénuement s’est installé.

(Source : wikipedia)