Jean Joseph Marie CARRIES (1855-1894) – Sculpture

portrait de bébé à la colerette

Sculpture de Jean Joseph Marie Carriès, Bébé à la colerette (1855-1894)

Sculpture de Jean Joseph Marie Carriès, Bébé à la colerette (1855-1894)

Ecole française du XIX ème siècle 

Portrait de bébé à la colerette

Plâtre patiné

Vendu / Sold

 

L’artiste

Jean-Joseph Carriès né à Lyon le  15 février 1855 et mort le 1er juillet 1894 à Paris, à l’âge de 39 ans. C’est un sculpteur, potier et modeleur qui connut une grande notoriété à la fin du XIXè siècle.

Fils d’un cordonnier, Carriès se retrouva orphelin à l’âge de six ans. Recueilli par une institution religieuse, il effectua son apprentissage chez un sculpteur d’objets religieux. Il y révèla rapidement sa personnalité et découvrit l’art gothique dans les musées et églises.

Il fut très remarqué au Salon de 1881 où, en plus de la théâtrale tête décapitée de Charles 1er , il exposa ses bustes de Déshérités en plâtre, enrichis de patines savantes, représentant des marginaux et des pauvres et mêlant naturalisme et symbolisme. Cette série fut complétée par d’autres bustes idiosyncratiques en plâtre, cire et finalement en bronze, de membres de la famille, de figures religieuses et de bébés étranges et dérangeants.

Vers 1880, la princesse Louis de Scey-Montbéliard, née Winnaretta Singer et future princesse Edmond de Polignac, lui commanda une porte monumentale destinée à fermer la pièce de son nouvel hôtel particulier de la rue Cortambert où devait être conservé le manuscrit de Parsifal qu’elle venait d’acquérir. Conçu en grès émaillé, le modèle ne pesait pas moins de vingt-deux tonnes; cet écrasant travail usera les forces de Carriès et restera inachevé.

L’intérêt de Carriès pour le grès émaillé et les céramiques date de l’Exposition Universelle de Paris de 1878, où il vit des exemples d’œuvres japonaises réalisées dans cette matière. Il fut encouragé dans cette démarche par Gauguin, à qui il fut présenté pendant l’hiver de 1886-1887 par Ernest Chaplet dans l’atelier de céramique de ce dernier rue Blomet.

À l’automne 1888, Carriès avait gagné une indépendance financière suffisante pour lui permettre de se consacrer essentiellement à perfectionner le procédé complexe de cuisson de la poterie en grès émaillé : «  ce mâle de la porcelaine » comme il l’appelait. L’artiste installa un atelier à Saint-Amand-en-Puisaye, cité connue pour son argile et ses potiers. Fermement engagé lui-même dans son rôle d’artiste-artisan, Carriès créa des glaçures dans de subtiles variations de brun, de beige et de crème; puis à Arquian.

À partir de 1888-1889, il appliqua ces effets de couleurs à de nombreuses versions de ses anciens portraits en céramiques et à un répertoire toujours plus important d’autoportraits, d’animaux et de masques fantastiques inspirés par la sculpture gothique et l’art japonais.

C’est à travers ces deux dernières influences que l’extrême réalisme de Carriès mena à la distorsion, à la caricature et finalement au grotesque.

Mort de tuberculose  à 39 ans en pleine gloire, il est inhumé dans la 12e division du cimetière du Père Lachaise  à Paris.

(Source : wikipedia)

 

Expositions et Musées

Le musée du Petit Palais à Paris conserve un ensemble d’œuvres de Jean Carriès, données pour une large part en 1904 par l’ami intime de l’artiste, Georges Hoentschel,  architecte, décorateur, collectionneur et lui-même céramiste.

Une partie de ses oeuvres sont également conservées au Musée d’Orsay; au Musée des Beaux Arts de Dijon; au Musée des Beaux Arts de Lyon ainsi qu’au Musée du Grès de Saint Amand en Puisaye.