Entourage de Pierre Narcisse dit le BARON GUERIN (Paris, 1774 – Rome, 1833)

Hermès inventant la lyre

École française néoclassique, fin XVIII ème – début XIX ème
Entourage de Pierre Narcisse, dit le BARON GUERIN
Crayon et estompe sur papier au filigrane Zoonen 20,7 x 18,2 cm

Sur quel ouvrage le visage de cet Hermès préraphaélite est-il penché ? Selon l’une des variantes du mythe à l’iconographie rare, Mercure -Hermès- aurait inventé la lyre (ou bien elle lui aurait été donnée par Apollon). Il en aurait tendu les cordes sur une carapace de tortue…

L’artiste

Baron Pierre-Narcisse Guérin (Paris, 13 mai 1774 – Rome, 6 juillet 1833) est un peintre français membre de l’Institut. Il pratique un art fait de facilités dans le style néo-classique et eut une carrière brillante qui le fit devenir directeur de la Villa Médicis à Rome.

Admis à 11 ans à l’école de l’Académie royale de peinture et de sculpture, il y sera l’élève de Taraval, Nicolas Guy Brenet puis de Jean-Baptiste Regnault. À vingt-trois ans, il obtient le prix de Rome. Son premier tableau remarquable est Le Retour de Marcus Sextus, qui eut, au Salon de 1799, un succès sans exemple. Peu après, il peignit son Orphée au tombeau d’Eurydice et l’ Offrande à Esculape, une de ses meilleures toiles.

Il se rendit ensuite en Italie où il passa plusieurs années. De retour à Paris, il reparut au Salon de 1810 avec trois tableaux : l’Aurore enlevant Céphale, composition gracieuse qui fut froidement accueillie ; Andromaque et Pyrrhus, production théâtrale et froide, et Bonaparte pardonnant aux révoltés du Caire, toile faiblement exécutée, qui donna lieu à de vives critiques. Cette même année, Guérin ouvrit, à Paris, un atelier bientôt très fréquenté, d’où sont sortis les romantiques les plus ardents : Géricault, Scheffer, Léon Cogniet, Orsel, Paul Huet ou encore Delacroix.

Parmi les œuvres remarquables que Guérin produisit ensuite, nous mentionnerons Clytemnestre et Didon et Énée, dont le sujet fut très vif au Salon de 1817. Professeur à l’École des beaux-arts en 1814, membre de l’Institut en 1815 (fauteuil 9), il accepta, en 1822, la direction de l’Académie de France à Rome, qu’il garda jusqu’en 1828.

Ses compositions, pour la plupart consacrées à l’histoire et inspirées de thèmes empruntés à l’antiquité ou au théâtre, ne manquent pas de grandeur. On y trouve de la pureté dans les contours, de l’harmonie dans la couleur, du gout dans les ajustements.

Source : Wikipedia

Ses œuvres

Une partie de ses œuvres sont notamment exposées aux musée du Louvre; musée Delacroix; musée du château Versailles; musée des Beaux-Arts de Caen; Musée de Cholet; musée des Beaux-Arts de Valenciennes; Musée Magnin de Dijon; Musée des Beaux-Arts d’Angers ainsi qu’au musée des Beaux-Arts d’Arras.

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