Marguerite Jane CARPENTIER (1886 – 1965)

Portrait de l’acteur Jean HORT

École française de la 1ère moitié du XXème siècle
Fusain sur papier
Signé en bas à gauche MJ Carpentier
26,5 x 20,5 cm
A vendre / For sale

L’artiste

Marguerite Jeanne Carpentier de Glîmes, artiste peintre et sculpteur français, est née en 1886 et morte en 1965 à Paris.
Au commencement du XXe siècle, elle se démarque pas son désir d’indépendance artistique, et autour d’elle se constitue la première école de femmes peintres de l’histoire de l’art. Elle a laissé un Journal d’artiste – 1930-1965 -, précieux témoignage de ce que pouvait vivre une femme peintre à cette époque.
Quelques dates importantes de sa vie : De 1900 à 1902, elle est élève à l’Ecole des Beaux Arts de Paris. En 1903, elle entre à l’Académie Julian. Elle rencontre Rodin. Marguerite Jeanne Carpentier intègre le groupe des praticiens de Rodin. En 1912 : elle devient sociétaire à vie de la Société nationale des Beaux Arts. En 1913, elle séjourne à la Villa Médicis. De 1918 à la fin des années 1930, de jeunes artistes femmes que la force de son talent attire dans son atelier du 4 rue de la Source à Auteuil, la choisissent pour maître et forment école. 1930 : début de la rédaction du Journal d’artiste de Marguerite Jeanne Carpentier. De 1936-1965, Marguerite Jeanne Carpentier occupe son dernier atelier au 147 de l’avenue de Villiers. Elle meurt en 1965. Sa vie se sera déroulée entièrement à Paris où elle aura élaboré un œuvre considérable.

Les jeunes femmes artistes qui fréquentent l’atelier d’Auteuil dans les années 1920 s’appellent Elise Rieuf, Charlotte Musson, Frédérique Knoeri, Paule Peloux, Charasse, Lamourdedieu… Elles seront plus tard peintre, pastelliste, illustratrice ou graveur.
Quand Rodin vient de mourir, la « bande » des praticiens – Jules Desbois, Jean Escoula, Charles Despiau, Bourdelle, Pompon, Van Rasbourg fils[2]… – se retrouve chez Marguerite Jeanne Carpentier. On y rencontre Rosette Van Rasbourg[3], la filleule de Rodin, Loïe Fuller, la danseuse aux voiles qui a été son modèle, Isadora Duncan, des musiciens, des amateurs d’art.

Pour les jeunes disciples de Marguerite Jeanne Carpentier l’ambiance est enivrante. Elles ne l’oublieront plus. Les liens qui se créeront entre elles et leur maître résisteront au temps et aux à-coups de son tempérament cyclothymique et souvent violent, comme en témoigne cet extrait d’une lettre d’Elise Rieuf :

« Carpentier était d’une telle originalité d’aspect et de manières, toujours très correctes, qu’elle en imposait à tous, même à ceux dont elle différait totalement. Elle frappait par son air étrange, d’une autre époque, tantôt d’une fraîcheur tendre, presque naïve, tantôt plongée dans un silence sombre à la Beethoven. A vrai dire on la sentait d’un autre monde, mais ce monde attirait au plus haut point ; et on ne l’oubliait jamais. On la craignait, on essayait de saisir son mystère et on était plein d’admiration pour son art, sans le comprendre. Mais elle avait de terribles colères rentrées et très vite les choses tournaient mal entre elle et son entourage. »

Parmi ses sujets de prédilection, figurent les portraits : « L’analyse la plus aiguë d’un masque » (citation de son journal).
Portraits à l’huile, au pastel, au crayon, à la sanguine, commandes, études pour les grandes compositions, portraits d’amis : cette partie de l’œuvre de Marguerite Jeanne Carpentier est d’une extrême richesse.
Mais l’artiste ne faisait pas de cadeaux. Elle débusquait, chez ses modèles, cette vérité « qui n’est pas toujours bonne à entendre ». Certains avaient du mal à supporter ce face à face. Et pourtant – le temps ayant fait son œuvre – cette vérité est ce qui rend les œuvres si intéressantes.
« Tandis que je peins, on frappe. C’est le jeune Vollat (…) en bras de chemise. Quelle couleur. C’est admirable. Je fais un excellent croquis (…). Cela me requinque et chasse mon cafard, balaie mes doutes. Dès son arrivée il m’a proposé de faire le portrait de sa belle-mère qui viendra poser demain. » « Lundi 3. Fait la 1re séance du portrait d’après Mme Lagay. Venue Mlle Rebous qui désire que je fasse celui de sa nièce. Journal »
M.J.Carpentier a réalisé de nombreux portraits, bustes et études des membres de la famille de Léon Cahun, conservateur à la Mazarine et écrivain. En particulier le portrait au crayon de Palmyre Strauss, son épouse.

Source : Wikipedia

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